Promenades

 
Promenades des Moulins de la Wiltz (10km)


Les moulins seront bien sûr les principaux hôtes des lieux situés le long de la Wiltz avec une halte privilégiée au bord du Ravel qui croise la promenade. Reines des prés, digitales, myrtilles se fondent dans le paysage couleur pourpre vers la fin de l’été ! C’est la bruyère commune qui est en pleine floraison. Riche en zones marécageuses, l’endroit devrait vous permettre d’entendre ou mieux d’observer le cincle plongeur, passereau aquatique, également appelé merle d’eau.PICT0025.JPG

DEPART: NEFFE

 

Promenade du Bois de la Paix (9,5 km)


Un bois de 3 hectares pas ordinaire…Les 4000 arbres qui le composent ont été plantés en 1994, lors du cinquantième anniversaire de la Bataille des Ardennes. Ils sont dédiés aux combattants morts pour la liberté de notre pays. Chaque vétéran, de retour à Bastogne, a eu l’occasion de choisir un arbre qui, pour toujours, portera son nom. Vue du ciel, cette forêt fait apparaître l’emblème de l’Unicef


Autre attrait, le parc animalier lié au musée vivant Animalaine, consacré à la laine et aux vieux métiers. Vingt-cinq races de moutons dont certaines en voie de disparition y sont présentées ainsi que des animaux dits «de laine». Passereaux et hérons y sont présents.

DEPART: NEFFE

 

Promenade des bisons (11 km)


De beaux paysages ont été inventoriés comme points de vue remarquables de la commune de Bastogne. La Ferme des Bisons à Recogne, quant à elle, vous plonge dans la grande époque du Far-West avec son troupeau d’une centaine de bêtes.

DEPART: RECOGNE

 

Promenade du chemin des Pélerins (8km)


Le chemin des Pélerins est encore utilisé chaque année par des pèlerins allemands venus de Lendersorf. Cette contrée ayant connu une épidémie de rage, leurs ancêtres avaient fait le vœu d’aller en pèlerinage à Saint-Hubert si elle disparaissait . Ce chemin longe l’ancienne voie de chemin de fer où le talus présent est colonisé par l’alternance de zones herbeuses et arbustives, favorable à la nidification des passereaux ! Noisetiers, aubépines s’y portent à merveille.

DEPART: RECOGNE

 

Promenade du gros bois (9,5 km)


La promenade vous plongera dans la vallée de la Wiltz où vous rencontrerez la seule station de canneberges de toute la commune de Bastogne. Ce petit arbrisseau de la famille de la myrtille est rare en Ardenne ! Trèfle d’eau, violette des marais, orchidée poussent dans la vallée. En suivant la direction du village de Moinet, vous arriverez dans une réserve naturelle où il est assez fréquent d’observer la cigogne noire en chasse ou en vol.

DEPART - BOURCY

 

Promenade du chemin des bœufs (10 km)


Non loin de l’ancienne voie de chemin de fer reliant Bastogne à Gouvy (futur Ravel), une route, anciennement nommée «le chemin des bœufs». Lors de la première guerre mondiale, les Allemands y avaient construit une ligne de chemin de fer qui reliait l’ancienne tannerie de Michamps au village de Bourcy. Le vol d’un ou plusieurs milans royaux est assez fréquent dans cette région, où angélique, scutellaire en casque se disputent le territoire.

DEPART - BOURCY

 

Promenade de la Betlange (9,9 km)


Le village de Villers-La-Bonne-Eau et ses environs se caractérise par de petites vallées encaissées où alternent bois et prairies. Villers-La-Bonne Eau tient son nom d’une source réputée intarissable située dans la petite chapelle à l’intérieur du cimetière. L’eau qui s’y trouve aurait des propriétés thérapeutiques pour guérir certaines maladies de la bouche et l’eczéma ! A vous de goûter… Site direct et charmeur, le lieu-dit de la Betlange était au XIXème siècle une des plus importantes tanneries de Belgique.
Propices aux zones humides, reines des prés, bistortes, nénuphars jaunes y règnent en maîtres Il arrive qu’un renard se laisse surprendre.

DEPART - BETLANGE

 

Promenade de Sans Souci (9 km)


Ce circuit vous conduira vers une zone où la faune ornithologique est fort diversifiée. On peut y entendre le «miaulement» de la buse variable ou observer un faucon crécerelle .

DEPART - RENVAL

 

CIRCUIT de la BATAILLE


-> Promenade de la Bataille des Ardennes

Bastogne est un lieu important dans l’histoire de la 2ème guerre mondiale.
Afin d’expliquer l’encerclement de Bastogne lors de la bataille des Ardennes qui a été le dernier sursaut de l’Allemagne nazie, de montrer les lieux, les personnes, les engins utilisés et surtout montrer le prix qui fut payé par les soldats et les civils, les autorités communales ont décidés de placer des panneaux explicatifs aux endroits stratégiques.

Sur ces panneaux, les gens trouveront un petit rappel topographique mais surtout des documents photographiques pris le plus souvent sur les lieux et de préférence originaux.

Voici l’itinéraire


Tableau n° 1: Place McAULIFFE

En septembre 1944, comme partout en Belgique, les troupes américaines sont accueillies avec ferveur.

Des renforts sont installés aux environs de la ville.

En décembre 1944, la célèbre chanteuse Marlène DIETRICH rend visite à la garnison et sa présence soutient le moral des troupes.

La bataille de Bastogne, souvent appelée "Offensive von RUNDSTEDT", s'insère dans la bataille des Ardennes, commencée le 16 décembre 1944 et terminée le 6 février 1945.
Pour Bastogne, les événements prennent fin le 17 janvier 1945.

Phases principales

1.- La course pour Bastogne (du 16 au 22 décembre 1944)
Allemands et Américains tentent de contrôler l'important nœud routier.
Sous le commandement du général de brigade Anthony C. McAuliffe, commandant en second de la 101e Airborne, 18.000 Américains sont pris au piège de l'encerclement.

2.- Le siège de Bastogne (du 22 au 26 décembre 1944)
Sommé de se rendre, McAuliffe répond par son célèbre "NUTS" ("Des noix ...").
Les conditions atmosphériques permirent le parachutage de ravitaillement en armement et en nourriture, mais aussi de personnel médical.
La nuit de Noël s'avéra particulièrement pénible pour les civils et les assiégés, suite aux bombardements de la Luftwaffe.
Le magasin Sarma, route de Neufchâteau, avait été transformé en hôpital pour les nombreux blessés.

3.- La fin de l'encerclement (le 26 décembre 1944)
Les troupes du général Patton arrivent par la route d'Assenois et, avec le lieutenant Boggess, opèrent la jonction avec la garnison encerclée.

Pour éviter le danger des bombardements, la population civile est invitée à quitter la ville et à se diriger vers Neufchâteau, en utilisant le corridor ouvert dans l'encerclement allemand.
Les bombardements nocturnes de la "Luftwaffe" ont causé d'importants dégâts et provoqué la mort de 20 personnes.
Les officiers américains se rencontrent sur la place du Carré, devant la maison de M. et Mme LEMAIRE, et vont transmettre les pouvoirs à M. JACQUEMIN.
Jusqu'au 17 janvier, Allemands et Américains s'opposent pour défendre leurs positions.
Peu à peu, le couloir s'élargit et les Allemands sont repoussés vers la frontière grand-ducale.

Le tank de la place McAuliffe

Pendant longtemps, ce tank Sherman fut considéré comme un des engins des troupes de Patton venues libérer la ville le 26 décembre 1944, c'est-à-dire la 4e Division.
En réalité, il appartient à la 11e Division et il fut immobilisé dans une prairie fangeuse à Renuamont (près de Tillet), après une attaque des positions allemandes dans le village.

L' histoire complète du char, et surtout celle des membres de l'équipage, est racontée dans un livre disponible au Syndicat d'Initiative (version bilingue français-anglais).


Renée Lemaire

A quelques pas de la place McAuliffe, rue de Neufchâteau, une plaque rappelle la mémoire de Renée LEMAIRE, infirmière de Bastogne.
Au service de l'armée américaine dans l'hôpital installé dans le magasin, elle trouve la mort dans le bombardement de l'hôpital, après avoir réussi à sauver plusieurs blessés.

Tableau n° 2 NOVILLE

Le 10 septembre 1944, la population de Noville avait accueilli avec enthousiasme les troupes américaines.

Dès le 18 décembre 1944, McAuliffe envoie le Team Desobry (10e Blindée + 101e Airborne) à Noville. Pendant deux jours, le team retarde l'avance de la 26e Volksgrenadier et de la 2e Panzer. Beaucoup de soldats sont tués, dont le lieutenant-colonel L. La PRADE, commandant de la 101e Airborne.

Gravement blessé, Desobry fut capturé avec l'antenne chirurgicale de campagne de la 326e MEDCO de la 101e Airborne à la Barrière Hinck (où il avait été évacué) et emmené comme prisonnier de guerre par un groupe de reconnaissance de la 116e Panzer Division.

Quand les Américains reçurent l'ordre de repli vers Bastogne, ils se heurtèrent aux Allemands à Foy, mais les rescapés finirent par atteindre la ville.

L'occupation allemande de Noville dura près d'un mois et entraîna le massacre, par la Gestapo, de civils innocents dont la mémoire est rappelée par "L'enclos des Fusillés".

La libération du village intervint le 15 janvier, grâce à la 101ème Airborne et à la 11ème Division Blindée, mais le village avait subi de nombreuses destructions.

Le char installé devant le Bastogne Historical Center, était conduit par le Pvt Gaza BUTCHO; c'est un des rares engins à avoir réussi le retour à Bastogne. Après Bastogne, ce char poursuivit la guerre en Allemagne et il était parqué sur une base américaine, d'où le général Desobry le fit revenir pour l'offrir à Bastogne.

Tableau n° 3 RECOGNE

Pendant la bataille des Ardennes, le village de Recogne fut souvent partagé entre les troupes allemandes et les troupes américaines.

Les civils, réfugiés dans les caves, vécurent dès lors l'angoisse des combats.

Après la guerre, la localité fut choisie comme lieu de sépulture pour les combattants des deux camps.

1) Le cimetière américain

Créé en 1945, il abrita 2.719 tombes jusqu'en 1948, quand les corps furent, soit
rapatriés aux États-Unis, soit transférés à Hamm (Grand-Duché de Luxembourg), à Neuville-en-Condroz ou à Henri-Chapelle.

2) Cimetière allemand

Les morts allemands ont été regroupés ici ou à Lommel (Limbourg). Le plus jeune n'a pas 17 ans et le plus vieux a 52 ans.
Depuis 1954, le gouvernement allemand a confié la gestion du cimetière à l'association "Volksbund Deutsche Kriegsgräberfursorge".
La chapelle et le mur d'enceinte ont été édifiés en grès rose de l'Eifel.

Profitez de votre passage à Recogne pour découvrir le monument aux Indiens.
Inauguré en 1994, il veut rappeler la présence des soldats indiens dans les troupes américaines.

En allant vers Mageret, avant le chemin de fer et le village de Bizory, les bois de part de d'autre de la route furent le théâtre de violents combats, immortalisés par le film de Steven SPIELBERG : "Band of Brothers".

De nombreux fox-holes témoignent encore aujourd'hui de la lutte que se livrèrent les combattants des deux camps.

LE BOIS DE LA PAIX

Avant d'arriver à Bizory, à gauche, un chemin mène au Bois de la Paix.
En 1994, au moment des cérémonies du 50ème anniversaire de la bataille, à l'initiative du Comité local de l'UNICEF, des milliers d'arbres furent plantés et ces lieux sont consacrés au souvenir et à l'hommage aux vétérans américains de retour pour les cérémonies et aux victimes civiles et militaires belges.
Vu du ciel, le bois prend la forme de l'emblème de l'UNICEF : la mère et l'enfant.
Sur le pourtour de la partie centrale, les villes martyres de la guerre se présentent sur un panneau et trois arbres symbolisent leur région. L'Union Mondiale des Villes Martyres de la Paix, créée en 1982 à Bastogne, regroupe les villes de Verdun (France), Cunéo (Italie), Marzabotto (Italie), Wiltz (Grand-Duché de Luxembourg), Coventry (Grande-Bretagne), Kalavrita (Grèce), Kragujevac (Yougoslavie), Volgograd (Russie), Varsovie (Pologne) et Bastogne (Belgique).

Tableau n° 4 MAGERET

Le village de Longvilly, à la frontière entre la Belgique et le Grand-Duché, fut le premier touché par l'offensive allemande, le 18 décembre.

En arrivant à Mageret, le 18 décembre 1944, la Panzer Lehr, commandée par le général BAYERLEIN, se heurte aux Américains présents jusqu'à Longvilly. Il coupe le team CHERRY et isole le CC"B" du colonel GILBRETH. Une cinquantaine de chars américains sont détruits, mais déjà 15 Panther sont hors d'usage.

Retardé dans sa progression par un terrain peu favorable, Bayerlein ne mit pas à profit son avantage pour progresser vers Bastogne, laissant aux Américains le temps de renforcer leur défense de la ville.

Le village de Mageret resta occupé par les troupes allemandes jusqu'au 13 janvier 1945.

Tableau n° 5 NEFFE

Entre Mageret et Longvilly, le team du lieutenant-colonel CHERRY tenta, le 18 décembre 1944, de s'opposer à l'avance des troupes de BAYERLEIN, un moment retardées dans les fanges du bois St-Lambert au-dessus de Mageret.

Dès le 19 décembre au matin, un violent combat mit aux prises les blindés allemands, suivis de fantassins, et un peloton du génie américain. L'incendie du château-ferme de Neffe obligea le peloton de reconnaissance de Cherry à le quitter pour se replier vers Mont et Bastogne.

Sur la route de Bastogne, un bataillon du 501ème régiment de la 101e Airborne du lieutenant-colonel EWELL bloqua l'avance de la Panzer Lehr Division.

Les conditions climatiques épouvantables (gel, neige, brouillard) aggravèrent les conditions d'existence des civils et compliquèrent les objectifs des belligérants.

Le village de Neffe resta allemand jusqu'au 1er janvier 1945, avant d'être libéré par un groupement de la 6ème Division Blindée U.S.

C'est surtout de Neffe que la ville de Bastogne fut pilonnée.

La ligne de chemin de fer entre Benonchamps et Bastogne servit au transport des troupes et des munitions avant l'Offensive, mais la Résistance se manifesta par des sabotages.

Tableau n° 6 MARVIE

Le premier affrontement entre les belligérants se passe le 20 décembre 1944 entre une unité de la Panzer Lehr division (qui continue l'encerclement de Bastogne) et la compagnie C du bataillon de génie de la 101ème Airborne et le team O'HARA.

Venant des bois de Marenwez, les Allemands tentent à plusieurs reprises de s'emparer du village en flammes et atteignent, la veille de Noël, le ruisseau qui coupe le village en deux.

Des mouvements de troupes américaines, amorcés dès le 26 décembre, quand les troupes de Patton réussirent la percée par Assenois, permirent enfin à la 6ème Division Blindée de dégager le secteur.

La population civile, ballottée entre les belligérants, paya un lourd tribut en vies humaines, au village ou dans les environs, en tentant d'échapper aux combats.

Le vétéran américain Leo LEBLANC, devenu entre-temps citoyen de Bastogne, passa la nuit de Noël dans la grange de la ferme NISEN et il se souvient d'une bombe qui traversa le mur épais, sans exploser, mais le rendit sourd pendant un moment. Il rencontra, en 1999, des aviateurs américains qui bombardèrent le village et il se trouva face à face avec ceux qui faillirent le tuer ...

La libération du village intervient le 9 janvier 1945.

Tableau n° 7 VILLERS-LA-BONNE-EAU

Occupé dès le 19 décembre 1944 par une unité de parachutistes allemands (5e Fallschirm Jäger Division), le village fut soumis au feu de l'artillerie américaine et compta ses premières victimes civiles.

De violents combats mirent en présence les unités allemandes et américaines à Villers-la-Bonne-Eau, Lutrebois et Lutremange que les Allemands voulaient garder pour progresser vers la Nationale 4 et couper ainsi la route Arlon-Bastogne.

Le 3 janvier 1945, trente personnes furent emmenées vers le Grand-Duché, sous la garde de trois soldats. Elles furent libérées par les Américains le 11 janvier.
Tableau n° 8 Monument PATTON

Le général PATTON

Depuis le 16 décembre 1944, Patton commande le 3ème Armée U.S. (300.000 hommes) dont le front s'étend de la frontière franco-luxembourgeoise à Saint-Avold.
De son Q.G. établi à Nancy, Patton se préparait à lancer, le 21 décembre, une offensive de grande envergure.
Il fut averti de l'offensive allemande en Ardenne et, le 17 décembre, son chef, le général Omar BRADLEY, lui ordonna d'envoyer des renforts.
La contre-attaque démarre sur un front s'étendant de Habay-la-Neuve à Mersch.

La prière de Patton

La scène se passe dans la chapelle de l'hospice de Luxembourg, où se trouve le Quartier Général de Patton.
Le 23 décembre au soir, il vient de recevoir le bilan des pertes humaines de ses troupes et, tourné vers le crucifix qui orne la chapelle, Patton dialogue avec Dieu.
Le chef du service de presse et quelques officiers présents ont noté les termes de cette conversation.

A l'attention de ses soldats et officiers, Patton adressa ses vœux de Noël et, au verso de la carte, une prière.

Vœux

"J'ai toute confiance en votre courage, votre dévouement et votre adresse au combat. Nous marchons avec toute notre puissance vers une victoire complète. Que Dieu bénisse chacun d'entre vous en ce jour de Noël."

Prière

"Père tout puissant et généreux, nous t'implorons humblement de ta grande bonté de retenir ces pluies exagérées qui s'opposent à nous. Donne-nous du beau temps pour la bataille. Aie la bonté de nous entendre, nous les soldats qui faisons appel à Toi pour que, le bras armé par Ta puissance, nous avancions de victoire en victoire, écrasions les méchants qui s'opposent à nous et fassions régner Ta justice parmi les hommes et les nations. Amen."

Le 26 décembre, les troupes de Patton opèrent la jonction avec la 101ème Airborne, encerclée dans Bastogne.
Ce n'est que le 28 janvier 1945 que les troupes de Patton réussirent à occuper à nouveau la ligne de front du 16 décembre 1944.

Le 21 décembre 1945, le général Patton décéda des suites d'un accident de la circulation dans la région d'Heidelberg, la veille de son retour aux États-Unis.

Selon son souhait, il fut inhumé au milieu de ses soldats et il repose au cimetière militaire américain de Hamm, près de Luxembourg.

Le monument

Le monument en l'honneur du général PATTON a été inauguré le 8 septembre 1963, en présence du petit-fils du général Patton, le lieutenant John WATERS.
Il est l'œuvre du sculpteur RAU.
Tableau n° 9 FORTIN BOGGESS

Lorsque la 101ème Airborne arriva à Bastogne, le 326ème bataillon de génie fut chargé de défendre la zone entre Marvie et la route de Neufchâteau.

A Remoifosse, il intercepta les émissaires allemands chargés de remettre l'ultimatum à McAuliffe, le 22 décembre 1944. Ils reçurent la réponse bien connue : "NUTS !".

Le 26 décembre, venant d'Assenois, le team BOGGESS, avant-garde de Patton, élimina d'abord un groupe d'Allemands près du fortin.
Ce fortin DEVÈZE (du nom du ministre belge de la Guerre) faisait partie d'une série d'ouvrages construits pour défendre la neutralité belge vers 1935.

Le team Boggess entra alors en contact avec les défenseurs de la ville, tapis dans les fox-holes. L'encerclement était rompu.

Les jours suivants, les troupes américaines de la 11e Blindée et du 87e d'Infanterie s'employèrent à maintenir, puis à élargir, ce corridor qui leur assurait le ravitaillement et permit aussi l'évacuation de civils.

Tableau n° 10 ASSENOIS

La contre-offensive de PATTON démarre le 22 décembre 1944 et les blindés rencontrent une vive résistance, notamment à Hompré, où le général KOKOTT, commandant de la 26ème Division de Volksgrenadier, a son QG.
Le 26 décembre, dans la matinée, Remichampagne est libéré.

Dans l'après-midi, le capitaine James H. LEACH occupe le carrefour de Clochimont.

Le village d'Assenois était occupé par les parachutistes du 5. Fällschirmjäger Division et le 37ème régiment de Volksgrenadier, lorsque le team BOGGESS fit son entrée au milieu des tirs d'artillerie américains, le 26 décembre 1944, profitant aussi de la diversion créée par les parachutages dans les environs de Bastogne.
De furieux corps à corps (fusil, baïonnette, poignard) opposèrent les belligérants.
Les forces américaines nettoyèrent le village et le château et certains soldats américains s'illustrèrent au point de mériter la plus haute distinction américaine : la médaille d'honneur du Congrès américain. Une plaque rappelle les exploits du Pvt James R. HENDRIX, de la 4th Armored Division.
Remettant la médaille à un jeune soldat, Patton a déclaré : "Je donnerais mon âme pour cette médaille".

Le 27 décembre, le général TAYLOR, commandant de la 101ème Airborne, en congé aux États-Unis, revint à Bastogne.

C'est par Assenois qu'arriva donc le ravitaillement et que les blessés de Bastogne furent évacués.

Les troupes américaines (la 87e Infanterie et la 11e Blindée) réussirent à maintenir ce corridor ouvert, malgré les tentatives allemandes, le 30 décembre, depuis les bois de Marenwez d'une part (les restes de la 1ère SS Panzer et la 167e Volksgrenadier), et à l'ouest de Bastogne d'autre part (la Füher Begleit et le 3e Panzergrenadier).

Le long de la route de Bastogne à Neufchâteau, une stèle rappelle le point extrême de l'avance des troupes allemandes :
ICI
FUT ARRÊTÉ
L'ENVAHISSEUR
HIVER
1944-45

Tableau n° 11 SENONCHAMPS

Le 20 décembre, le village voisin de Sibret tombe aux mains des troupes allemandes.

A Senonchamps, se trouve surtout de l'artillerie : 420e, 755e, 969e ; c'est une bataille d'artillerie avec des gros calibres de 155 mm qui s'engage le 21 décembre 1944. Le Kampfgruppe KUNKEL, du 26e Grenadier, venu de Sibret et Villeroux, bouscule les Américains, mais grâce à des renforts américains (surtout le 796e AAA), l'assaut est repoussé.

Le lendemain, le même scénario se reproduit et le village se retrouve dans la zone encerclée, avant d'être abandonné par les Américains le 24 décembre. Ils n'y reviendront que le 2 janvier.

Les villages des environs ont parfois payé un lourd tribut de guerre. De toutes les maisons du village de Chenogne, une seule tenait encore debout ...

Le château d'Isle-la-Hesse servit un moment de Q.G. américain.

Tableau n° 12 CHAMPS

Le 502ème régiment de la 101e Airborne du lieutenant-colonel Steve A. CHAPPUIS, s'occupe de la défense du village, avec, à sa gauche, le 327e d'infanterie planée.
Le Q.G. est installé au château de Rolley.

La nuit de Noël, l'artillerie allemande se fait entendre et le général KOKOTT mène une attaque sur Champs par la 15e Panzergrenadier et le 77e régiment de la 26e Volksgrenadier, avec comme objectif final de s'emparer de Bastogne.

Des combats de tanks se déroulent sur la route entre Champs et Hemroulle, tandis que des combats corps à corps continuent à Champs.
Tous les Panzers sont détruits, sauf un.

Le texte retrouvé sur le tableau de l'école de Champs, écrit par un officier allemand, est le témoignage émouvant de l'horreur des combats.

"Möge die Welt nie mehr solche Weihnachtsnacht erleben ! Nichts ist schrecklicher, als von Mutter, Frau und Kindern, von Waffen niedergestrecht zu werden.
Entspricht es der Menschenwürde, der Mutter einen Sohn zu rauben, der Gattin den Ehemann, den Kinderne ihren Vater ?
Das Leben wird uns geschenkt, um einander zu lieben und zu achten.
Aus den Ruinen, dem Blut und dem Tode wird wohl eine brüderliche Welt geboren werden."

(s.) Ein deutscher Offizier.

"Que jamais le monde ne vive semblable nuit de Noël ! Mourir par les armes, loin de ses enfants, de son épouse et de sa mère, rien de plus cruel.
Ravir un fils à sa mère, un mari à son épouse, un père à ses enfants, est-ce digne d'un être humain ?
La vie ne peut être donnée et acceptée que pour s'aimer et se respecter.
C'est du tableau des ruines, du sang et de la mort que naîtra sans doute la fraternité universelle."

(s.) Un officier allemand

Tableau n° 13 LONGCHAMPS

Le village de Longchamps fait partie du même dispositif de défense que Champs, c'est-à-dire qu'il était attribué au 502ème régiment de parachutistes du lieutenant-colonel Steve A. CHAPPUIS, avec, sur sa droite, le 506e bataillon, qui défend le périmètre jusque Foy .

Cette zone des combats resta la plus calme jusqu'au 3 janvier 1945, quand eurent lieu les premiers affrontements avec la 9ème SS Panzer Division (ou ce qu'il en reste).

Pendant deux jours, les forces allemandes tentèrent de percer le dispositif mis en place par le 502ème régiment, bien aidé par un régiment de défense anti-aérienne qui, malgré des pertes en hommes sérieuses, tinrent bon. Pour les survivants, l'endroit mérita le nom de "misery wood" ...

Par centaines, des soldats allemands perdirent la vie dans la cuvette de Fays.

Le 12 janvier 1945, le 502ème régiment fut relevé par une unité de la 11ème division blindée U.S.

Tableau n° 14 HEMROULLE

Le village de Hemroulle fut un des seuls villages à rester dans la zone d'influence américaine pendant le siège de Bastogne.

Lorsque, le 22 décembre 1944, la neige fit son apparition sur le plateau de Bastogne, le bataillon de parachutistes du major John D. HANLON obtint des draps de lit de la population pour pouvoir se camoufler.
Après la guerre, le major Hanlon revint avec des draps de lit offerts par sa ville natale, Winchester, et procéda à la distribution des draps aux familles du village.

Une plaque commémorative est dédiée aux parachutistes américains du 463e Bataillon d'Artillerie de Campagne et habitants d'Hemroulle dont le comportement et la résistance, le jour de Noël 1944, permirent d'arrêter les blindés allemands à proximité du village.

Seul, un char allemand parvint à Hemroulle, venant de Champs. Ses occupants furent faits prisonniers alors qu'ils se croyaient déjà à Bastogne, aux mains de leurs troupes ...

La zone de Savy et de Sans Souci fut un des lieux de parachutages de l'armée américaine, apportant les indispensables renforts à la garnison assiégée.


Tableau n° 15 Caserne Sous-Lieutenant HEINTZ

Le général Troy H. MIDDLETON, commandant du VIIIème Corps d'Armée, est installé à Bastogne depuis le mois d'octobre.

Du 16 au 19 décembre, il dirigea les opérations des troupes américaines pour contrer l'offensive allemande, avant de céder la place au général de brigade Anthony C. McAULIFFE, venu de Reims avec la 101ème Airborne, qui s'installe à la caserne Sous-Lieutenant Heintz..

Le 22 décembre, McAuliffe reçut l'ultimatum allemand du général von Luttwitz et y répondit par "NUTS".

Dès le 23 décembre, le ravitaillement par air permit de remédier à la pénurie en munitions, produits médicaux, nourriture et matériel divers.

La nuit de Noël se passa dans l'incertitude des événements, à l'abri dans les caves, dont l'une devint célèbre.

En janvier 1945, suite aux bombardements de la caserne, le Q.G. fut transféré à Isle-la-Hesse et aux environs de Villeroux.

Le 5 janvier 1945, un camion de munitions explosa dans la cour des Marronniers du Séminaire, le long de la voie ferrée Bastogne-Gouvy.

Des tourelles de char ont été placées aux entrées de la ville après la guerre. Actuellement, elles se trouvent à proximité des panneaux du circuit.
Celle qui se trouvait sur la route du Mardasson, près du pont enjambant la ligne de chemin de fer de Bastogne à Benonchamps-Wiltz, a été déplacée de l'autre côté de la route.
Les plaques émaillées NUTS ont rejoint des collections privées ...

LE MARDASSON

De la caserne, votre itinéraire vous conduira au point final de ce circuit : le Mémorial du Mardasson, où vous attend le dernier panneau explicatif.

En chemin, vous passerez près du Musée de la Maison Mathelin, qui présente (en plus de l'histoire de Bastogne et de sa région) de remarquables collections sur les deux guerres mondiales, et près du Bastogne Historical Center, connu depuis de nombreuses années pour la richesse de ses collections.

Borne terminale de la Voie de la Liberté

Depuis les plages de Normandie, où eut lieu le débarquement allié, le 6 juin 1944, des bornes jalonnent le parcours des troupes libératrices, sur un parcours de 1.145 kilomètres.

Sur chaque borne, une torche allumée rappelle celle que brandit la statue de la Liberté à New York. Les lignes ondulées, au bas de la stèle, évoquent les vagues de la mer et, au sommet de la borne, les étoiles font penser à celles du drapeau des États-Unis.

La dernière borne de ce parcours se trouve peu avant le Mémorial du Mardasson.

 

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