Le Trou des chevaux
Hier parc Siville, aujourd'hui parc Elisabeth, ce site à l'abandon depuis la deuxième guerre mondiale est acquis, en 1994, par la ville de Bastogne qui le réaménage deux ans plus tard. Au XVIIIème siècle, les Siville remplissent la fonction de Receveurs des fers pour le Luxembourg avant de les faire acheminer vers Liège. Les stocks de fer attisent bien des convoitises. Afin de sécuriser les dépôts, la famille acquiert, sur les aisances de la ville, à des conditions avantageuses, les terrains nécessaires à la protection des métaux. Au fil des ans, d'autres achats, à des fins privées, permettent l'extension du domaine. Pour l'anecdote, signalons que, à quelques mètres de l'accès au parc par la rue des Scieries, une grosse pierre borde le sentier. Elle marque un des points de passage du 50ème parallèle à Bastogne.
"Le trou des chevaux", excavation qui servait d'abreuvoir pour chevaux, a été comblé en 1904 pour la construction de l'usine électrique. Á cet endroit finissait le Vivier qui, plus qu'un bel étang, était devenu un marécage.
En 1904, le Conseil communal décide le remplacement du pétrole par l'électricité pour l'éclairage public. L'unité de production d'électricité (110 V continu) se compose d'une machine à vapeur et d'une génératrice.
Au XIXème siècle, le long de la Wiltz naissante (aujourd'hui couverte), de nombreuses tanneries s'installent, telle la tannerie Thomas Goeders. Grâce aux produits chimiques, l'industrie du cuir produit plus et à moindre coût que les tanneries artisanales. Celles-ci déclinent puis disparaissent peu après la première guerre mondiale.
